C’est le bazar !

C’est le bazar !

Un mot de votre curé.

Depuis quelques semaines, les horaires des messes changent constamment… des messes sont supprimées, d’autres ajoutées… Les horaires des temps de prière ou d’ouverture des églises modifiés… Le site internet annonce des horaires qui ne sont pas les bons… Certains se retrouvent alors devant une porte fermée, une célébration annulée… Ce qui est, j’en conviens aisément, fort désagréable.

Aussi, je voudrais d’abord présenter mes excuses sincères à celles et ceux qui ont été victimes de ces changements inopinés. Nous faisons notre possible pour informer par voie d’affichage, par internet, par le journal… Mais avec des délais si courts, il est malheureusement difficile d’atteindre tout le monde avec assurance. Cela m’embête tout autant que vous. J’essaie de prendre des décisions ajustées après avoir entendu des avis variés venant en particulier des neuf communautés locales dont je suis le curé.

Tout cela est du bien sûr à la situation sanitaire actuelle et à son évolution qui nous oblige sans cesse à nous adapter. Depuis la dernière reprise des cultes, c’est quasiment au jour le jour que nous gérons cette crise. Croyez bien qu’avec les membres du Conseil Pastoral, qui sont très mobilisés à mes côtés et que je tiens à remercier, avec mes frères prêtres, avec les laïcs au service, nous travaillons chaque jour pour adapter nos propositions aux contraintes législatives et sanitaires en essayant de répondre au mieux à vos légitimes besoins spirituels. Même si nous sommes guidés par des recommandations nationales ou diocésaines, elles doivent toujours trouver une adaptation aux contraintes locales de capacité des églises, de ressources humaines mobilisables, etc… Actuellement, je sais que beaucoup travaillent pour les veillées de Noël tant pour l’accueil des fidèles dans de bonnes conditions que pour l’animation musicale et liturgique. Merci à eux.

A l’heure actuelle, nous n’avons pas fini de devoir encore faire preuve de souplesse et de patience. La pandémie ne ralentit pas. Nos voisins européens sont en train de prendre à nouveau des mesures plus strictes. Je sais le besoin que beaucoup expriment de retrouver des relations plus « normales », le cours des activités comme la catéchèse ou l’aumônerie des jeunes ou tel groupe de prière. Soyons clairs : ce n’est pas encore possible car cela ne serait pas responsable. Nous devons nous protéger et protéger les autres.

Pour conclure, je voudrais vous demander de l’indulgence et de la compréhension. Je suis actuellement à la barre d’un gros navire qui vogue bien en temps ordinaire avec un équipage solide et qui demande cependant une vigilance constante. Mais là, nous sommes dans le brouillard… et parfois la tempête. Nous y sommes tous. Vous comme moi. Nous avons besoin de rester solidaires en ces temps et de pouvoir compter les uns sur les autres, chacun à sa place. Même si la fatigue d’une fin d’année se fait sentir, il n’est pas dans mon style de me défiler de mes responsabilités. Je continuerai à les assumer avec confiance et sérénité en tachant de mener à bon port le troupeau que j’ai l’honneur et la joie de servir.

N’oublions pas que notre seul horizon : c’est le Christ ! Gardons le cœur rempli de l’espérance de Noël qui approche : notre Dieu s’est fait homme pour épouser la vie du monde et y apporter sa clarté.

Soyez assurés de ma prière et de mon dévouement,

Père Olivier, votre curé.

Bruz, le 15 décembre 2020.

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